Tuesday, January 22, 2008

Summer's End Part. 1

Pendant le week end, je n’ai pu résister au plaisir de faire le tour des bouclards de la capitale, à la recherche de trésors oubliés, en espérant quelque part, retrouver une copie du maxi de Warfare que j’avais stupidement laissé tomber sur sa tranche une semaine plus tôt (Ouais, je sais, on peut toujours rêver, mais quelques fois ça marche… C’est d’ailleurs comme ça que j’ai réussi à me trouver une copie du split Genocide / M.I.A. sur Smoke Seven Records il y a quelques années, tout comme le Code Of Honor / Sick Pleasure que je n’aurais jamais pensé avoir une chance de tenir entre mes mains un jour, et encore moins de pouvoir acheter pour presque rien…).
Malheureusement, ce ne fut pas le cas, mais à la place, je suis tombé sur ce vieux maxi de Venom (« Die Hard / Acid Queen » sorti sur Neat Records en 83, un an après « Black Metal ») sur lequel se trouvait « Bursting Out » (un inédit qui n’était pas sur la version 7’’ ) que j’adorais en étant gamin, et n’ai jamais pu avoir autrement que sur k7 à l’époque…
Bien évidemment, j’ai succombé à la tentation et suis reparti avec, (surtout à cause des 10 € qu’il m’a couté…). Par contre, je dois reconnaitre après réécoute que ce maxi a quand même moins bien vieilli que celui de Warfare, et affirmer sans honte que Cronos jouait vraiment comme une brêle à l’époque !

Autant ne pas bien jouer passe plutôt bien chez certains groupes HxC comme Fang par exemple à l’époque de « Landshark » (du Black Flag derrière époque en plus punk et mal joué), voir même Flipper sur leurs premiers singles, autant là ça a quand même salement ramassé…
C’était toutefois marrant de me souvenir tout ce que ce groupe avait pu représenter pour moi, enfin du haut de mes 14 ans au moment de la sortie de « Welcome To Hell » (en 81 si vous cherchez la date !), au point que j’en avais même redessiné la pochette sur la besace de l’armée française que je trainais pour aller au lycée, tout comme celle de « Black Metal » un an plus tard au dos de la veste de l’armée que j’avais piqué à mon père, et dont il se sert d’ailleurs toujours pour descendre les poubelles… C'est clair, qu'à 65 ans passés se promener le épaules armées de cette gigantesque tête emblématique ornée du logo du groupe ça surprend toujours un peu les gens dans la rue…
Ouais, marrant aussi de se souvenir qu’à cette même période, Black Flag effectuèrent quelques dates avec eux au moment de leur dernière tournée. Expérience tellement surréaliste qu’elle fit d’ailleurs beaucoup rire Rollins de par le côté grand guignolesque des shows de Venom, avec ventilateur, fumigènes, explosion et tout le tralala, que n’aurait pas renié Mötley Crüe eux-mêmes au fait de leur gloire !

La première fois qu’ils jouèrent à Paris (Je parle de Venom, pas de Mötley Crüe), Metallica en assurèrent la première partie (qui fut aussi leur toute première date en France). « Kill ‘Em All » venait de sortir, et ce concert était un mini événement en soit, tant ces 2 groupes représentaient tout ce qui se faisait de plus extrême à l’époque (C’est sur qu’en réécoutant maintenant, ça peut paraitre quelque peu loufoque …). Le concert eut lieu à l’Espace Balard, le 9 février 1984, et entête de ticket a rarement aussi bien résumé ce qui nous y attendait…


« Bienvenue en Enfer ! », c'était exactement ça que tenter d'accéder à l'Espace Balard en ces temps pas si glorieux que çà !

Comme pour la majorité des concerts de ce genre à l’époque, s’y rendre relevait du véritable parcours du combattant pour des gamins de 16/17 ans… Il fallait d’abord éviter les skins dans le métro qui aimaient bien en arpenter les couloirs environnants pour se faire du chevelu, armés des fameuses petites fioles de vitriol pour leur arranger le portrait s’ils se montraient trop récalcitrant à filer leur fric et leur blouson, avant de leur latter savamment la gueule (même topo sur le trajet du retour bien sûr).
Une fois sorti du métro, venait la seconde partie du programme des réjouissances tout aussi corsée… A savoir la fameuse traversée du terrain vague qui permettait de se rendre à Balard, le tout sans se faire dépouiller par la petite bande organisée qui sévissait à l’époque et dont certains des protagonistes répondaient aux doux surnoms de Bomber, Ozzy, Tank et autres noms de groupes… Les mêmes d’ailleurs qui te faisaient les poches à la sortie de la Fnac, ou de certains disquaires spécialisés comme Juke Box avenue du Maine (dans lequel travaillait d’ailleurs un certain Stephane G. devenu par la suite boss de Hedel Records, et à la base de la toute première saison de Pop Stars…).
Heureusement, ce concert marqua le début de la fin des grandes heures de cette bande si bien organisée qu’ils se firent serrer peu de temps après et firent dans la foulée un séjour à l’ombre qui calma largement les ardeurs de la plupart d’entre eux…

Une fois le seuil franchi, les choses ne s’arrêtaient pas là pour autant…
A l’intérieur du concert, c’était également la foire au grand n’importe quoi, augurant bastons sur bastons après le lancer d’un simple tee shirt des membres du groupe dans la foule… On vit même un gars avec une espèce de pic à glace planqué sous le blouson qui s’en servit pour éloigner quiconque tentait de s’en approcher de trop près après avoir bien évidemment récupéré le dit tee-shirt. Grande époque que je suis loin de regretter, où la plupart de mes potes se baladaient avec une petite bombe lacrymo planquée dans le slip pour aller aux concerts et se défendre en cas de besoin…
De ce concert, tout le monde en retint bien évidemment la prestation de Metallica plus que celle de Venom, qui resta pendant le groupe auquel on avait tous envie de s’identifier… Et qui m’amena d’ailleurs à rajouter peu de temps après leur logo juste au dessus de celui de Venom sur la veste de treillis de mon père…

Le temps s’écoula, et un an plus tard je découvris Discharge (Bien sur, comme bon nombre de jeunes métalleux à l’époque, sous l’influence de Metallica qui n’arrêtaient pas d’y faire référence et d’en porter les tee-shirts…), ce qui changea largement la donne de mes goûts musicaux, je dois bien le reconnaître…
Malgré tout, j’ai continué à aller voir des concerts Thrash en alternance avec les rares concerts HxC qui se produisaient sur la capitale à ce moment là. C’est ainsi qu’en allant voir Overkill (pour leur premier passage à la Loco), je suis tombé sur une veille connaissance de l’époque du terrain vague de Balard… Un de ces fameux dépouilleurs, heureusement bien assagit, qui se contenta de me féliciter pour le tee-shirt GBH que je portais, représentant la pochette du « City Baby’s Revenge » sur fond blanc.
J’étais loin de me douter à ce moment-là, que 3 ans plus tard on se retrouverait à jouer ensemble dans le même groupe avec également le fameux Stéphane G. futur boss de Roadrunner France, puis Hedel, et Pop Stars, tout comme un certain Phil Pestilence qui faisait un simple fanzine du nom de Whiplash, le moins célèbre Jean Marc qui joua par la suite dans Grape Shot en s’occupant du label Inner Rage Records (et qui sortit le premier EP de Kickback...), ainsi qu’un autre Steph qui n'avait pas encore formé Noise & Decker, et encore moins rejoint Stanley Kubi, dont voici d’ailleurs quelques photos garanties 100% d'époque…

Putrid Cadaver – Avril 89 - 3ème répète au Liberty Rock Studio qui donna lieu à l’enregistrement de notre 3ème démo. Aucun de nous ne savait jouer d’un instrument (tout du moins en dehors de Steph (Stanley Kubi) au premier plan à droite, et Axel (futur Proton Burst), ce qui ne nous empêchait pas d’enregistrer une nouvelle démo à chaque répète et d’en faire commerce par la suite !

Celle-ci par contre a été prise à l'issue du fastidieux enregistrement des titres qui aurait du servir à une compil EP 4 groupes qui devait réunir également V.N.A., Agathocles et Zorglub (le projet grind de Sylvain Bad Card...) avec en guests au premier rang à droite Jean-Luc et André de Nomed (et V.N.A.) qui nous a malheureusement quitté il y a à peine quelques jours de raisons me restant totalement inconnues. Un chouette gars avec lequel j'avais passé vraiment de bons moments à l'époque, notamment en montant ces 2 groupes bien débiles qu'avaient été Montcharge et Youth Of Tomorrow l'espace d'un week end férié de Juillet, et à qui cette note est plus que grandement dédié !!! C'est d'ailleurs on dormant dans son local de répète ce soir là, que j'ai chopé mon premier début de pneumonie, ça crée des liens !

Putrid Cadaver – Le Havre – Studio Ketchup - Mai 89 – Session d'enregistrement de la compil EP « Grind 'till Deafness », pendant laquelle Dan, l’ingénieur du son que l'on voit au fond l'air un rien dépité, s’arracha littéralement les cheveux face à notre grande incompétence loin d'être feinte ! Il faut dire que non content de ne pas avoir notre propre matos (ouais, déjà à l'époque c'était une constante !), on ne savait pas s'en servir , et encore moins le régler. Lorsque Dan nous demanda de faire une balance, on s'est tous regardé avec des grands yeux...

Heureusement Jean-Luc qui était venu nous porter secours s'en chargea et joua même toutes nos parties de basse, ainsi que quelques trucs à la gratte piqués aux Bérus... Et finalement au bout de 2 heures de dialogue de sourds, on a réussi à tout enregistrer en une prise live en utilisant juste 2 pistes sur les 8 mises à notre disposition... Pour couronner le tout, Patrick le frère d'André dont nous avions emprunté la batterie sans lui en demander l'autorisation, vient en récupérer une bonne partie des composants en cours d'enregistrement sans nous laisser le temps de finir, d'où le son un peu Lo-Fi du résultat final…

Les mêmes au même endroit avec en guest Steph Buriez et Nico de Loudblast, et Sylvain de Bad Card (futur Chimères Records) qui s'étaient déplacés exprès pour assister à ce grand moment d'anthologie de l'histoire de la musique contemporaine...

Sans oublier, cette superbe photo souvenir très locale...

En 89, la grande mode chez les vrais groupes Thrash étant de poser dans les cimetières, on a bien évidemment profité de ce qu’il y en avait un juste à côté du studio pour improviser une petite séance photo de circonstance digne de n'importe quel groupe brésilien de l'époque, et qui aurait d'ailleurs du servir à la pochette arrière du EP ! Quand je vous dis, que nos parents n'avaient pas forcément de quoi être fier de nous...

4 comments:

Luc said...

Hé ben !

J'ai toujours adoré moi aussi le "Bursting Out" de Venom, peut-être parce que c'est le premier morceau que j'ai entendu d'eux... sur le fameux flexi d'Enfer Magazine ! (flexi de couleur orange si mes souvenirs sont bons)

A noter que sur la tournée de Venom avec Black Flag, un roadie de ces derniers a enregistré sur console un set de Venom, et s'est amusé à n'en conserver que les discours de Cronos entre les morceaux... la bande a terminé entre les mains de Thurston Moore qui a trouvé ça tellement génial qu'il l'a sorti sous forme de 7" sur son label Ecstatic Peace !! C'est à mourir de rire, je peux te l'assurer. D'ailleurs je kifferais bien de trouver une copie de ce 7", si jamais quelqu'un cherche à s'en débarrasser.

R.I.P André... jamais rencontré, mais on s'était échangé quelques lettres à l'époque des demos de Nomed.

villadesbains said...

salut, héhé, ça fait longtemps...la dernière fois, au mariage de chris, de wardead, dont j'étais le batteur et dont tu as fait le logo...d'ailleurs, tu peux parler un peu de nous sur ton blog, il reste quelques ep à vendre...lol...sinon, aujourd'hui, je joue avec paris violence (synthés, arrangements, samples), tu connais? +++ sylvain

Slatanic le vrai l'unique ! said...

Non mais alors là je rêve !!!
Stef !!!! Moi qui recherche ces photos depuis des années !!!!
C'est Michel, le vrai, le seul, l'unique !!!
Bon je sais pas si tu passera par là mais voilà mon mail : mitch94@neuf.fr faut vraiment qu'on se recontacte lol
Ca fait trop plaisir de revoir nos tronches d'y a presque 20 ans !!!
Allé à bientot... Vomissure haha tu l'avais oublié ton "nom de scène" lol

Ah et bien sur RIP DD tu nous manques...

Anonymous said...

salut je suis un des anciens vilains de ballard qui ne se sauvaient pas devant les skins , au concert de venom 2 de ces personnes étaient dans l'impossibilité d'etre presentes à cause "FEURY MEROGIS un jour de JANVIER 84 ..."
un de ces vilainsrepantis à fait du bruit avec putrid et le 2e à taper sur une baterrie avec grapshot