Saturday, February 10, 2007

Second street memories... Banned in D.C. !

Avec la sortie du livre " Punk love " mentionné dans une précédente note, il m’a paru intéressant de ressortir cette interview de Cynthia Connoly, instigatrice du premier ouvrage ayant couvert la scène de DC, je veux bien évidemment parler du fabuleux " Banned in DC ", sorti en 87 ou 88 si ma mémoire ne me fait pas trop défaut...

Cette interview fut réalisée il y a 7 ou 8 ans dans le cadre d’un dossier Dischord pour un magazine glossy, mais ne fut malheureusement pas utilisée pour de simples raisons de place. Elle vit le jour dans le N° 23 de mon propre zine, mais celui-ci étant épuisé depuis longtemps maintenant, j’ai décidé de la ressortir sous forme de note. Certaines questions et réponses paraîtront probablement un peu daté, mais je pense qu’elles gardent tout de même leur intérêt, et permettent de revisiter certains pans de l’histoire de la scène punk hard core US…

Ian Mc Kaye
Dischord ne serait rien sans la présence de nombreuses personnes ayant contribué à son essor sans que ce soit sur un plan purement musical, ce qui est le cas de Cynthia s’occupant de la promo et des pubs du label.

Cynthia Connolly a rencontré Ian Mac Kaye en 1981, et fait partie de ces piliers de la scène punk qui ont permis à Dischord de s’étendre sur des bases aussi solides, mais son travail ne se limite pas au côté purement promotionnel du label, puisque Cynthia est également une des instigatrices du célèbre livre " Banned in D.C. ", premier livre de photos jamais sorti documentant la scène hard core de Washington au début des années 80, ainsi que photographe de talent à ses heures perdues dont les clichés ont sillonné le monde comme un groupe partirait en tournée dans les endroits les plus perdus de la planète.

Comment as-tu débarqué à Washington et rencontré les gens de Dischord ? as-tu toujours vécu là ?

Cynthia : J’ai vécu à Los Angeles jusqu’à 16 ans, après quoi j’ai déménagé à D.C. en compagnie de ma mère et ma sœur. En 1981, la scène punk n’était pas très étendue. La plus connue était probablement celle de Los Angeles, quant à celle de D.C., elle était vraiment très , très restreinte. Ma sœur et moi avons rencontré John Falls ( Qui est également devenu photographe par la suite et vit actuellement à New York ) qui nous a présentées à Danny Ingrahm de Youth Brigade (Celui de D.C.) et Alec Mac Kaye. A l’époque, Ian était à Boston à la recherche d’un collège pour finir ses études, mais çà n’a pas duré très longtemps, et il a décidé qu’il était préférable de continuer de jouer avec Minor Threat. Nous nous sommes rencontrés juste avant que je retourne à L.A. pour finir les 2 mois d’école qu’il me restait à faire. C’était en avril 81. Ian et moi sommes devenus amis, et nous sommes mis à nous écrire régulièrement. C’est ainsi que j’ai pu rencontrer une bonne partie des gens que je connais à D.C..

Et lorsque tu habitais à L.A., étais-tu tout aussi impliquée dans la scène punk ?

Cynthia : J’ai commencé à m’y intéresser là-bas parce que c’était un mouvement qui débordait d’énergie, et il y avait beaucoup de filles qui jouaient dans des groupes. Elles faisaient vraiment partie du truc. Après çà a beaucoup changé, la musique est devenue si violente qu’il y a eu de moins en moins de filles pour s’y intéresser, il n’y avait plus que des mecs. C’est à ce moment là que j’ai un peu lâché l’affaire. Je traînais beaucoup aux concerts, j’ai même fait un set acoustique avec Circle Jerks au Whiskey A Go Go en janvier 81. Je jouais de la harpe. Je garde pleins de bons souvenirs de cette époque, comme lorsque nous traînions au Okie Dogs, une échoppe à hot-dogs sur Santa Monica boulevard . Après les concerts, on se retrouvait tous là-bas pour manger des frites ( La seule chose à peu près comestible que l'on y trouvait ), et terroriser le voisinage. Il y avait toutes sortes de personnes, et c’était le point central de tout ce qui se passait là-bas. J’adorais cet endroit. Je pense qu’il existe encore, mais Okie Dogs n’y est plus et les gens ne traînent plus là-bas comme ce fut le cas. Mais bon, c’était il y a 18 ans (26 maintenant…) ! Un autre endroit que j’aimais beaucoup et où il avait toujours de très bons concerts, c’était une toute petite salle privée qui donnait sur un parking dans les quartiers bas de L.A.. Cà s’appelait Brave Dog. J’y ai vu beaucoup de concerts, mais je me suis toujours demandée à qui cet endroit appartenait.

La première fois que j’ai remarqué ton nom c’était dans le livre " Banned in D.C. ", avais-tu participé à d’autres choses auparavant, comme des photozines ?

Cynthia : Glen E Friedman a été le premier à sortir ce que l’on pourrait appeler un photozine. C’était en 1984, et çà s’appelait My Rules. Il y avait une couverture en papier glacé, et l’intérieur était uniquement constitué de ses photos. Je n’ai jamais réalisé de photozine moi-même, mais en 1986 j’ai habité à San Francisco dans la maison de M.R.R. pendant quelques temps. J’y ai fait beaucoup de lay-out avec Martin Sprouse (Qui réalisa l’ouvrage anthologique " Threat by example " publié par Pressure Drop Press et diffusé par M.R.R. à l’époque…) et j’ai également participé à la réalisation de certains de leurs photozines comme celui de Murray Bowles. Je travaillais également sur M.R.R., et peu après j’ai décidé de retourner à D.C. pour travailler sur mon propre livre " Banned in D.C. ". J’avais vraiment envie de documenter ce qui se passait là-bas avant que tout ne change. Je m’étais également fixée comme défit de sortir un beau livre sans que la mise en page soit trop clean pour autant. " Banned in D.C. " a été entièrement réalisé de façon " old school ", sans la moindre page traitée sur ordinateur. Parallèlement à tout çà, je me suis spécialisée en design graphique, et j’ai obtenu mon diplôme de l’école d’art de Corcoran en 1985.
Minor Threat
Ce livre était ton idée ?

Cynthia : Oui. Nous avons commencé à travailler dessus à 2 avec Leslie Clague, mais je me suis retrouvée à faire la majeure partie du travail seule. A la même époque, je m’occupait de trouver des dates pour certains groupes qui voulaient jouer dans la région. Je traînais pas mal dans les clubs, et çà m’a permis d’interviewer de nombreuses personnes pour mon livre. Leslie m’a aidée à imprimer certaines photos, mais c’est moi qui me suis occupée de retrouver tous les photographes, leur parler et récupérer leurs négatifs ou les épreuves de leurs photos, ce qui ne fut pas une mince affaire vu que la plupart d’entre eux avaient beaucoup de mal à croire que je m’occupait réellement d’un livre, et surtout qu’il sortirait un jour ! J’ai également récupéré tout un tas de notes, et je les ai retranscrites. Lydia Ely m’a aidée à le faire, ainsi qu’à les corriger. Sharon Cheslow s’est chargée de récupérer tous les flyers, établir la liste de tous les concerts, et corriger les légendes accompagnant les photos. Je me suis occupée de la quasi-totalité de la mise en page, Leslie en a également fait un petit peu. J’ai ensuite payé tous les frais de publication, promotion, et me suis chargée de tout le mailorder, ce que je fais encore. Tout le monde a quitté D.C.. Sharon et Lydia habitent à San Francisco maintenant, et Leslie à Seattle.

Il y a eu différents pressages de ce livre, combien en avez vous vendus ?

Cynthia : On en est au 5ème pressage (et encore plus aujourd’hui !), et nous avons dû en vendre près de 10 000 copies. Je ne m’attendais pas à un tel succès. Il y avait un seul livre de ce type avant " Banned in D.C. ", c’était " Hard Core California ". Je suis vraiment contente que nous l’ayons réalisé. Ce livre a servi de source d’inspiration à de nombreux autres livres documentant différentes scènes similaires, et j’en suis très contente également.

Quelles étaient tes motivations premières lorsque tu as décidé de travailler sur ce livre ?

Cynthia : J’avais juste envie d’en avoir une copie chez moi, et que des gens puissent comprendre et apprécier ce qui s’était passé à D.C. durant ces années-là. J’espère que cela est toujours le cas.

Tu as pris de nombreuses photos de personnes jouant dans des groupes, tu n’as jamais eu envie de former ton propre groupe ?

Cynthia : J’ai essentiellement pris des photos relatives à des groupes en 1980 à L.A., et entre 1981 et 1982 à D.C., après quoi j’ai arrêté d’en prendre durant toute la période de mes études d’art, c’est à dire entre 82 et 85. J’ai juste remis çà une fois où j’ai trouvé 16 rouleaux de pellicules diapos sur un parking. La plupart étaient des portraits de gens qui traînaient aux concerts en 84. La seule fois où j’ai essayé de jouer dans un groupe, c’était en 81 et ce fut un véritable fiasco dés la première répèt. Le guitariste s’est pointé, il était trop crevé pour jouer et a refusé de répéter. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que j’étais incapable de travailler avec beaucoup de personnes à la fois. J’aime travailler seule, c’est pourquoi je fais beaucoup de photo maintenant.

Tes photos les plus célèbres sont celles que tu avais prises de membres de la scène punk avec leurs véhicules, elles ont d’ailleurs voyagé à travers le monde. C’est un peu particulier, non ?

Cynthia : A la base, ces photos avaient été prises pour le magazine Speed Kills. J’ai commencé cette série en 93, et la première fournée a été publiée en 95. J’ai pris tellement de photos de gens avec leur véhicule… J’ai démarré ma première expo en 1995 lorsqu’un ami m’a offert un billet d’avion pour l’Australie. un de mes correspondant sur place, Ben Richardson, m’a suggéré de prendre quelques-uns de mes clichés avec moi pour les exposer… Et il a trouvé l’endroit. Dans les 2 semaines qui ont précédé mon départ, il a fallu que je trouve un moyen de les encadrer en trouvant une astuce pour indiquer le nom de la personne prise en photo, de quel groupe elle faisait partie, ainsi que le nom de son véhicule. Ces clichés sont restés accrochés dans un café de Bondi Beach en Australie pendant plusieurs mois. Lorsque je suis rentré, j’ai décidé de les exposer dans d’autres endroits. J’ai ainsi monté une expo dans une librairie anarchiste de New York en août 95. On pouvait manger des pastèques sur le trottoir tout en contemplant les photos. Je les également exposées à D.C. au Washington Project For the Arts. J’ai monté cette expo en une journée, et le lendemain avait lieu l’inauguration. J’ai prévenu tous mes amis la veille au soir. Tout s’est vraiment fait dans l’urgence. Juste après çà, Pat Graham ( Un excellent photographe qui a pris beaucoup de clichés de groupes en concert, et vécu quelques temps à D.C. bien qu’il soit de Milwaukee dans le Wisconsin ) et moi avons décidé d’exposer nos photos ensembles à travers les Etats-Unis, mais nous voulions faire çà de façon punk, sans passer par les galeries et tous ces endroits où il faut au minimum 2 ans avant de se faire accepter. Nous avons démarré cette expo itinérante à Milwaukee dans un café tenu par un ami de Pat. C’était durant l’hiver 95/96. Après quoi, je me suis occupée du reste de la tournée. Les photos étaient expédiées par transporteur, puis nous payions chaque galeries pour qu’elles les réexpédient dans la ville suivante. C’était vraiment beaucoup de travail, et très stressant. Pat s’est déplacé jusqu’à une des expos de l’état de Washington, et je me suis retrouvée à faire toutes celles de la côte ouest. Cà a vraiment représenté beaucoup de boulot, mais çà m’a également permis de prendre des tonnes de photos de l’ouest américain. Cette tournée s’est étalée sur 3 ans et s’est achevée à l’ICA de Londres. Je viens de démarrer une nouvelle tournée toute seule à partir d’une expo qui a eu lieu à Seattle en mai dernier au Milky World Gallery. Un squat de Milan et un de Rome me paient le déplacement jusqu’en Europe, et je me charge de tous les frais de retirage des clichés de cette expo qui regroupe environ 70 pièces, sachant que chaque pièce est constituée de 2 à 6 photos. Sans compter que j’ai du concevoir cette expo en double, vu qu’un jeu restera à Zurich pour un mois dans un endroit appelé le Total Bar...

Alec Mac Kaye

Quel genre d’appareil utilises-tu ?

Cynthia : A l’heure actuelle, j’utilise un Lieca R5. Auparavant j’avais un Canon, mais les focales n’étaient pas très bonnes. Il m’arrive de temps en temps de prendre des clichés avec des polaroids panoramiques, en format demi ou quart de cadrage (Nickelodéen). Pendant très longtemps, j’ai développé mes photos dans un centre communautaire à proximité de chez moi. Je leur faisais des poteries en céramique en contrepartie de l’utilsation de leur chambre noire, mais depuis peu je me suis fabriqué ma propre chambre noire avec un élargisseur 4x5, et de magnifiques focales. Je fais tous mes développements en noir et blanc moi-même, et pour la couleur, je passe par un ami.

Est-ce que tu vis de tes travaux photos ?

Cynthia : Non. C’est un choix, je n’ai pas envie de me retrouver à gagner ma vie grâce à mes photos. Cela supposerait trop de compromis. Si des gens apprécient mes photos, ils peuvent les utiliser librement à partir du moment où ils me le demandent. Il est évident que s’ils veulent payer, je n’ai rien contre, mais l’argent n’est pas une de mes motivations. Je fais ça avant tout pour exprimer ce que je ressens, mais en même temps faire de la photo papier coûte beaucoup d’argent… Ce n’est pas un hobby bon marché. Heureusement, mon travail à Dischord m’aide à payer la plupart de mes travaux artistiques. J’ai aussi une vieille presse qui me sert à imprimer toutes les légendes au dos de mes photos.

Que fais-tu exactement à Dischord ?

Cynthia : Je m’occupe de la promotion et des pubs concernant le label. De temps en temps, je fais aussi un peu de mise en page et de design comme pour leur catalogue imprimé. J’ai commencé à y travailler au début des années 80. A l’époque, nous n’étions pas payés, mais maintenant nous les sommes tous car le label tourne bien !

Est-ce toi qui t’occupes du choix des photos de vos pubs ?

Cynthia : Non, c’est Jeff Nelson qui s’en occupe.

Pourquoi avoir gardé le même concept de présentation de vos pubs depuis autant d’années ?

Cynthia : Les gens y sont habitués et les reconnaissent immédiatement. Du coup, nous n’avons pas jugé nécessaire de les modifier.

" Banned in D.C. " et les différents jeux de cartes postales que tu as réalisées sont disponibles par le biais de Sun Dog, qu’est-ce exactement ?

Cynthia : Sun Dog est juste un nom. Il en fallait un pour la société d’édition que nous devions créer pour pouvoir publier " Banned in D.C. " en toute légalité, et j’ai choisi celui-ci. Ça vient d’un vieil homme qui m’avait montré ce qu’était un " Sun dog " au cours d’un de mes trajets en train entre L.A. et San Francisco en 85. Il s’agit d’un anneau qui entoure le soleil au moment de son lever. Nous étions dans la vallée de Salinas, la région la plus fertile des Etats-Unis, lorsque nous en avons vu un, et j’ai décidé de choisir ce nom.

Pourquoi avoir choisi ce format " cartes postales " pour diffuser tes photos ?

Cynthia : J’adore les cartes postales, et plus particulièrement les vieilles cartes postales américaines. Je les collectionnais en étant gamine. En réaliser moi-même était une sorte de rêve d’enfant enfin devenu réalité , qui plus est les gens ont l’air de les apprécier énormément. Je les vends sous forme de sets de manière à ce qu’elles restent abordables. Je peux ainsi en diffuser plus, et faire en sorte que les boutiques ne les vendent pas trop cher. Dischord les distribue également, mais je les vends principalement moi-même. J’en ai récemment réalisées en couleur avec des bords découpés à la manière de vieilles cartes postales. Je les adore ! Je suis sur le point d’en réaliser de nouvelles séries, mais elles coûtent beaucoup plus cher à la fabrication. Le fait de vendre ces sets de cartes postales m’a également permis de rencontrer toutes sortes de gens intéressants. J’en emporterai avec moi en Europe.

New York

Quels sont tes projets dans l’immédiat ?

Cynthia : Je pars sous peu exposer mes photos en Europe. Je devrais traverser l’Italie, la Suisse, l’Allemagne et l’Espagne. Ce sont des amis qui m’ont organisé tout ce circuit d’exposition, ainsi que d’autres personnes avec lesquelles je me suis très bien entendue concernant mes objectifs. La préparation de cette tournée m’a accaparé beaucoup de temps ces derniers mois. Je devrais être en Europe jusqu’à la fin octobre, après quoi je retournerai aux Etats-Unis pour travailler sur ma prochaine expo prévue pour mars 2000 à Philadelphie. Il faudra également que je réfléchisse à la manière dont je vais bien pouvoir écouler les 12 500 nouvelles cartes que je viens de faire imprimer… Et peut être songer aussi à préparer mes prochaines vacances !

Quelque chose à ajouter ?

Cynthia : Continuez à boycotter les produits des multinationales ! Nous avons eu des échos aux Etats-Unis de ce qui s’était passé en France pendant l’été. C’est une bonne chose que les gens protestent et manifestent de la sorte ! Je pense que cela peut aider à changer les choses à condition de ne pas sombre dans la violence. La violence reste la pire des choses !

Tony Alva – Ian Mc Kaye - Eddie

Les photos intercalées sont bien évidemment de Cynthia Connolly. Plus d’infos sur ses activités actuelles, sur le site de Southern records :

http://www.southern.com/southern/band/CYNTH/

Soundtrack : Adolescents " Brats in battalions " ( Ouais, je sais c'est pop, mais j'adore cet album !)

5 comments:

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